A la recherche de bénévoles pour sauver les faons

SOS Sauvons les faons
La saison passée, les bénévoles ont sauvé 54 petits. Crédit: SOS Sauvons les faons
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DISTRICT SOS Sauvons les faons prépare déjà la prochaine saison et cherche à recruter de nouveaux bénévoles en Ajoie. Le vice-président de l’association, Philippe Beuret, nous présente les opérations menées pour sauver ces animaux sauvages des faucheuses et les profils recherchés pour renforcer les effectifs.

C’est une noble cause, qui a besoin de nouveaux bénévoles en Ajoie. L’association SOS Sauvons les faons aimerait pouvoir compter sur des bras supplémentaires en 2023. Les bénévoles n’ont pas lésiné pour sauver ces animaux sauvages face aux faucheuses cette année. «Avec le sauvetage de 54 faons, notre groupe a de quoi être fier», souligne Philippe Beuret, vice-président de la structure. Alors qui voudra rejoindre les rangs de cette association?

Un mode opératoire bien rodé

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SOS Sauvons les faons intervient entre fin avril et fin juin dans les champs des agriculteurs qui appellent l’association. «On doit se caler sur les animaux, sur le moment où les faons naissent, c’est à cette période-là qu’ils sont dans les champs.» Les chevrettes ont en effet pour habitude de mettre bas dans ces zones en lisière de forêt, pour protéger leurs petits des prédateurs car ils n’ont pas d’odeur. Seuls dans les champs, ces faons se blottissent, restent tétanisés quand ils sont en danger, ce qui les rend extrêmement vulnérables face aux machines agricoles. La mission des bénévoles consiste donc à aller les repérer dans les champs d’herbe avant qu’ils ne soient fauchés. Mais comment les mettre en sécurité? Le mode opératoire de l’association est bien huilé: un bénévole pilote un drone équipé d’une caméra thermique au-dessus des champs. Une fois un faon localisé, le pilote du drone guide l’intervenant jusqu’à la source de chaleur découverte grâce à la caméra thermique. Le sauveteur place une cage au-dessus du faon afin qu’il ne se déplace plus dans le champ. L’agriculteur peut alors débuter la fauche et lorsque celui-ci a terminé, la cage est tout simplement retirée. 

Formations prévues

Afin de pouvoir couvrir tout le territoire jurassien, SOS Sauvons les faons aimerait aujourd’hui recruter des bénévoles supplémentaires prêts à donner de leur temps. Il n’est pas nécessaire d’avoir des compétences techniques spécifiques. «Nous cherchons surtout des personnes qui ont du temps libre, qui sont motivées pour se lever tôt le matin ou faire tard le soir, sourit Philippe Beuret. Nous ne recherchons pas des milliers de bénévoles, mais si nous trouvions deux ou trois binômes sur l’Ajoie, ce serait idéal. Evidemment, nous fournissons le matériel. Si certaines personnes sont intéressées, nous les formerons à l’utilisation des drones ou à l’intervention pour placer les caisses sur les animaux.» Belle illustration de ces efficaces binômes, le vice-président œuvre en famille sur le terrain: «Je forme un binôme avec ma fille lycéenne, qui conduit le drone tandis que moi, je place la cage. C’est très gratifiant de trouver des faons dans les champs. Ce sont des bêtes magnifiques.»

Alice Lehmann

Contact: sos.faon-jura@gmail.com 

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