Ajoie-Monterri, la belle surprise de l’automne

La fière équipe d'Ajoie-Monterri, quand elle était encore bicolore. © FC Ajoie-Monterri
Publicité

COURGENAY/LA BAROCHE L’été 2020, Cornol-La Baroche s’associait avec Courgenay pour donner naissance au FC Ajoie-Monterri. Après neuf journées de championnat, force est de constater que la mayonnaise a pris pour le FCAM. Entre ambitions sportives et incertitudes quant à la reprise du championnat, on fait le point avec l’entraîneur Thierry Payet.

Qui a dit que l’Ajoie n’était pas une région de football? Certes, depuis la fin du siècle dernier, le basket, le hockey sur glace et le skater hockey sont bien les trois disciplines collectives qui mettent le sport ajoulot en avant. Malgré tout, l’histoire n’est pas écrite et le foot ajoulot est peut-être en train de préparer le terrain pour vivre de nouvelles heures de gloire. À ce propos, la fusion entre les deux voisins du pied du Mont-Terri a de quoi générer un certain optimisme. Après neuf journées de championnat, le bilan est excellent pour les protégés de Thierry Payet et Philippe Djakoni, deuxièmes du classement de deuxième ligue inter à trois points de Thoune M21. «Je suis très satisfait de ce premier tour, confirme le coach Thierry Payet. L’équipe a montré une belle solidité défensive. Nous avons vu que nous pouvions rivaliser avec les cadors du championnat.»

Regarder les favoris dans les yeux

Alors que Moutier et Tavannes-Tramelan (les deux autres représentants de l’Arc jurassien dans ce groupe 3) peinent à peser sur le championnat, le petit nouveau ajoulot n’a pas peur de regarder dans les yeux des formations très expérimentées. La performance est encore plus impressionnante lorsque l’on sait que, quelques années avant la fusion, Courgenay et Cornol évoluaient encore en deuxième et troisième ligue régionales. «Au début de la saison, nous étions dans l’incertitude car nous nous demandions ce qu’il adviendrait sur le terrain de la fusion de ces deux équipes. Nous espérions figurer dans la première moitié du tableau, mais pas forcément à cette place!», assure Thierry Payet.

Publicité

Le plus dur, lorsque le championnat reprendra, sera peut-être de confirmer cet excellent premier tour. Le coach tricolore cite deux objectifs: «Rester dans le haut du tableau et développer un jeu encore plus attrayant.» Concrètement, les Ajoulots devront être «plus efficaces devant le but, tout en gardant cette sérénité qui a été notre force au premier tour». Alors que le FCAM se trouve à trois points d’une première place occupée actuellement par les réservistes thounois, la promotion n’est pas illusoire, mathématiquement parlant. «Je ne peux pas dire que nous n’y pensons pas… Mais nous jouons chaque match pour le gagner, sans nous mettre de pression supplémentaire», glisse le coach de la formation ajoulote. Connaissant les autres protagonistes du groupe – principalement issus du canton de Berne et des deux Bâle – Thierry Payet préfère garder les pieds sur terre. «Le championnat de deuxième ligue inter est très dur, avec des clubs à très gros budgets, ce qui rend les ascensions difficiles.»

Entraînements confinés

Mais inutile de se projeter trop en avant, en l’absence de date pour la reprise du championnat. «Le fait de ne pas avoir de perspectives à court terme rend les choses plus difficiles, souligne Thierry Payet. Les joueurs aiment se retrouver sur le terrain et toucher le ballon. Ils attendent la reprise avec impatience.» Afin de pallier l’interdiction de regroupements, les deux hommes forts du club – Thierry Payet et Philippe Djakoni – ont élaboré un plan de préparation physique pour les joueurs. «Ça leur permet de rester en forme. Ça fonctionne sur la confiance.» Quoi qu’il en soit, les Ajoulots auront à cœur lorsque le championnat  reprendra de confirmer leur excellent début de saison… et de continuer à faire mentir ceux qui les sous-estiment!

Maxime Rérat

Article paru dans notre édition n° 578 du 28 janvier 2021

Publicité