Bonfol et Beurnevésin publient les bans et fixent une date!

Jean-Louis Sangsue, de Cornol, a été chef du Service des communes de 1981 à 2009 et, à ce titre, fer de lance de nombreux rapprochements. Claire Jeannerat © Éditions L'Ajoie SA
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BONFOL / BEURNEVÉSIN On vous parlait, dans nos colonnes de janvier, du projet de fusion entre les communes de Beurnevésin et de Bonfol. Présenté aux citoyens début mars, le vote aura lieu en mai prochain. Ce rapprochement s’inscrit dans un nouveau lot de projets de fusion de communes, après la grande vague de 2009. 

À la suite d’une séance d’information début mars, une trentaine de citoyens de deux communes ont pu découvrir la convention de fusion ainsi qu’un projet de budget et de taxes prévisionnelles pour l’année 2024. Satisfait du déroulement de la séance, le Comité intercommunal de fusion procédera à quelques adaptations de son texte, pour donner suite aux remarques et suggestions des présents. 

Pour le maire de Beurnevésin, Jean-Christophe Fuhrer, ce rapprochement avec Bonfol coule de source. «Je suis un enfant de Beurnevésin, mais j’ai de très bons liens avec Bonfol où j’ai fait du football et où j’ai beaucoup d’amis. Pour moi, c’est déjà un peu un même village.»   

Seb Fasnacht © Éditions L’Ajoie SA
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Un vote prévu en mai 

La future collectivité s’appellera Basse-Vendeline. Le maire part confiant: «Une petite fusion comme la nôtre est beaucoup plus facile à mettre en place, surtout si l’on s’entend bien avec la commune d’en face.» La convention de fusion sera soumise au verdict des urnes le 15 mai prochain, aux côtés d’autres objets cantonaux et fédéraux. 

La dernière grande vague de regroupements de collectivités publiques dans des unités plus importantes, et idéalement plus efficaces, date de 2009. Cette année-là avait vu la création de quatre grandes unités territoriales avec la naissance des communes de Basse-Allaine (qui regroupe Buix, Courtemaîche et Montignez), du Clos du Doubs (Épauvillers, Épiquerez, Montenol, Montmelon, Saint-Ursanne, Ocourt, Seleute), de La Baroche (Asuel, Charmoille, Fregiécourt, Miécourt et Pleujouse) et de Haute-Ajoie (Chevenez, Damvant, Réclère et Roche-d’Or, rejoint par Rocourt début 2018). 

Après une pause depuis quelques années, le processus de fusion de communes semble trouver un nouvel engouement, notamment avec les avancées du côté de l’union entre Porrentruy et Fontenais.

Pour Jean-Louis Sangsue, de Cornol, qui fut chef du Service des communes de 1981 à mai 2009, le mouvement s’impose comme une tendance de fond qui va dans le bon sens. «L’état d’esprit a changé en Ajoie. On parle plus volontiers région, voire district. Il y a quinze ans, on était plus cloisonnés.» 

Victor Schweizer 

 

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