Daniel Ramseyer: «J’exercerai mon activité de façon impartiale»

Depuis mai dernier, Daniel Ramseyer est le nouveau maire de Basse-Allaine. © Daniel Ramseyer
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BASSE-ALLAINE C’est lui, désormais, le maire de la commune de Basse-Allaine: le libéral-radical Daniel Ramseyer a succédé en mai dernier à Alain Sutterlet, démissionnaire pour raisons de santé quatre mois après son entrée en fonction. Il est notre interviewé du jour.

Journal L’Ajoie: Daniel Ramseyer, en mai dernier, vous étiez le seul à vous être annoncé pour succéder à Alain Sutterlet. A cette époque, vous étiez déjà au Conseil communal. Pouvez-vous nous résumer votre parcours politique?

Daniel Ramseyer: J’ai effectué un petit mandat en 2012, mais j’ai dû arrêter pour des raisons de santé. Je n’ai pas eu de parcours politique particulier, mais j’ai toujours eu de l’intérêt pour ma commune en tant que conseiller sans parti. En décembre 2016, j’ai été élu comme conseiller suite aux élections libres, toujours sans étiquette. J’ai passé une année avec l’ancien exécutif où régnait une superbe ambiance. Lors des votations du 22 octobre 2017, j’ai décidé de me présenter au Conseil communal en candidat libre sous l’étiquette PLRJ, étant issu d’une famille PLR. J’ai fait ma campagne seul, car pour moi c’était un défi que je me lançais. Suite à la votation, je suis sorti premier et j’ai obtenu deux sièges, un après correction. C’était du jamais vu. Etant donné que j’étais vice-maire par mon ancienneté, j’ai remplacé  Alain Sutterlet pendant son arrêt maladie. Puis, suite à sa démission, nous nous sommes posé la question avec mes collègues du Conseil pour savoir qui serait intéressé par ce poste. Comme j’y avais pensé en automne 2017 (mais le temps et les responsabilités que cela représentait m’en ont dissuadé à l’époque, d’autant que j’avais entendu que d’autres personnes s’étaient annoncées), c’est l’exécutif au complet qui a souhaité que je me présente. Après mûre réflexion, j’ai accepté en prenant en compte l’organisation que cela impliquerait, de manière à concilier ma vie professionnelle et familiale avec mes nouvelles fonctions.

Vous êtes agriculteur à Montignez. C’est la première fois qu’un représentant de cette localité accède à la mairie de la commune fusionnée de Basse-Allaine. C’est un élément qui compte selon vous ?

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Oui. Montignez est une petite localité, j’y vis depuis ma naissance et je suis fier de la représenter! Je tiens à remercier toutes les personnes de la commune de Basse-Allaine pour tout le soutien qu’elles m’ont témoigné.

Le Conseil communal avec lequel vous travaillez aujourd’hui est composé de deux radicaux et de quatre conseillers issus de la liste d’entente. Pas de démocrate-chrétien à Basse-Allaine. Les rouges et les noirs, c’est de l’histoire ancienne?

En mon nom, je dirais oui! Nous sommes un nouvel exécutif, dynamique, serein, constructif, motivé, sérieux, confiant… En ma qualité de maire, j’estime que chaque personne a le droit de s’exprimer et d’être entendu, qu’il soit noir, rouge, jaune ou vert. C’est ça, la démocratie. J’exercerais mon activité de maire de façon impartiale.

Comment se porte votre commune de Basse-Allaine?

Comme je l’ai stipulé lors de l’assemblée communale, nous sommes la troisième commune la plus endettée du canton, et nous avons une quotité d’impôts à 2.35. Ce qui m’inquiète pour les investissements futurs…

Quels sont les gros dossiers qui vont vous occuper ces prochaines années?

Dans un premier temps, nous devons finir le plan d’aménagement local, augmenter les zones industrielles pour pouvoir accueillir de nouvelles entreprises, agrandir les zones d’habitation afin d’attirer de nouvelles personnes. Nous devrons aussi réduire les dépenses de la commune, refaire les routes en mauvais état, ainsi que les anciens réseaux d’eau. Enfin, nous travaillerons pour soutenir nos entreprises et les commerces locaux.

Basse-Allaine est née de la fusion des communes de Courtemaîche, Buix et Montignez en 2009. C’est une formule qui a fait ses preuves?

J’étais totalement contre la fusion, de peur que notre petit village de Montignez ne se développe pas. Ce qui n’est pas le cas. Aujourd’hui, la fusion a fait ses preuves et a été bien gérée par une administration et un exécutif compétents et professionnels.

Selon vous, s’en va-t-on, à long terme, vers une commune unique pour l’ensemble du district comme le soutient votre prédécesseur, l’ancien maire PDC Michel Choffat?

C’est vrai qu’il n’est pas facile de trouver des conseillers (ou des conseillères), mais les votations d’octobre dernier nous ont prouvé le contraire. Je ne pense pas que les communes soient prêtes à voir une commune unique.

Des propos recueillis par Elise Choulat pour le N°460 du 16 août 2018

CARTE D’IDENTITÉ

Âge: 40 ans

État-civil: célibataire

Domicile: Montignez

Formation: école d’agriculture 4 ans

Emploi actuel: agriculteur indépendant

Parcours professionnel: apprentissage 4 ans, employé agricole 2 ans, chauffeur poids lourd 2 ans, travail en charpente 2 ans

Hobbies: chasse, balade, jardinage, bricolage, repas entre amis


 

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