Des bénévoles aux petits soins des sentiers du Doubs

Vingt-trois bénévoles ont participé samedi passé à une journée de travail sur les Sentiers du Doubs. La pause de midi fait partie intégrante du programme! Richard Houlmann © Sentiers du Doubs

SAINT-URSANNE Adeptes de la randonnée, vététistes, pêcheurs… on ne compte pas les utilisateurs des chemins pédestres dans la région du Doubs. Tous ne le savent pas, mais s’ils peuvent circuler sans encombres sur ces chemins, c’est grâce aux bénévoles de la Société des Sentiers du Doubs. La section Clos du Doubs, plus précisément, entretient quelque 150 kilomètres de parcours.

L’histoire débute à La Chaux-de-Fonds. A la fin du 19e siècle, alors que le dimanche est depuis peu un jour de congé, naît l’idée d’ouvrir un itinéraire de promenade entre Les Brenets et Biaufond, dans les côtes du Doubs. Le projet se concrétise avec le soutien financier des autorités locales. Mais rapidement se pose la question de l’entretien de ce chemin. Ainsi naquit la Société des Sentiers du Doubs, section La Chaux-de-Fonds.

A partir des années 1950, la société essaime, d’abord aux Franches-Montagnes, puis en France voisine. Et en l’an 2000, c’est dans le Clos du Doubs qu’une section voit le jour. «L’élément déclencheur a été la création de la boucle pédestre des « 66 du Doubs »», explique Christophe Ioset, actuel président de la section. L’histoire se répétait: un itinéraire pédestre avait été créé, il fallait des bonnes volontés pour en prendre soin.

«Une grande famille»

Débroussailler, élaguer, nettoyer, consolider, réparer… c’est le cœur de l’activité des Sentiers du Doubs qu’elle déploie, pour la section Clos du Doubs, sur 150 kilomètres de Clairbief à La Motte. «Nous organisons trois journée de travail par année», indique Christophe Ioset. La dernière a eu lieu pas plus tard que samedi et a réuni 23 bénévoles qui ont œuvré en plusieurs endroits sur les hauts du Clos du Doubs. «Cette année est un peu particulière, précise le président. Nous avons déjà eu une journée de travail le 10 mars pour déblayer les sentiers des rives suite aux crues du mois de janvier.» Le programme annuel comprend aussi une demi-douzaine de journées de défrichage consacrées à l’arrachage des ronces, orties et autres plantes indésirables pour les promeneurs.

L’autre versant de l’activité des Sentiers du Doubs, c’est la convivialité. Chaque section organise une fête annuelle. Celle du Clos du Doubs a lieu le 3e dimanche de septembre à la cabane du Chételay, à Montenol, construite en 2004 avec l’aide de la section, et réunit chaque année 100 à 200 personnes. C’est que les membres des sections se rendent visite mutuellement: «C’est une grande famille par-delà la frontière, assure Christophe Ioset. Et on se retrouve souvent dans des endroits magnifiques.»

La nature et l’histoire

Ce côté bon enfant ne doit pas faire perdre de vue que «nous sommes aussi un acteur économique de la région, dans le sens où on participe au maintien de l’activité touristique», souligne le président. Non contente d’œuvrer bénévolement à l’entretien des chemins, la société met la main au porte-monnaie pour certains projets. Ce fut le cas l’année dernière pour le balisage permanent du parcours des Tchérattes, par exemple. Ses ressources, la section les tire des cotisations de ses membres (10 francs par personne seulement, mais 900 membres!) et de la vente des cartes des «66 du Doubs» dont elle est dépositaire.

La section Clos du Doubs peut compter sur un noyau d’une cinquantaine de bénévoles, généralement adeptes eux-mêmes de randonnée, pêche ou VTT, et surtout passionnés du Doubs, à l’image du président: «J’aime ce monde des côtes du Doubs, son atmosphère, son histoire aussi. La vallée du Doubs est un beau témoin du passé industriel de la région.» S’il vit désormais du côté de Neuchâtel, Christophe Ioset revient très souvent dans son cher Clos du Doubs: «Le lac, ça va un moment, mais ce n’est pas la même chose. Et puis ici, c’est vraiment la plus belle partie du Doubs, je trouve.» Un passionné, on vous le disait.

Claire Jeannerat, 29 mars 2018, N° 442


REPERES

Date de création: 2000

Président: Christophe Ioset.

Comité: Richard Houlmann, vice-président; Nathalie Mischler, secrétaire; Gérard Jeannerat, caissier; Renée Gigon et Christelle Baconat, responsables intendance; André Erard et René Thirode, responsables matériel.

Effectif: 900 membres