Des cendres pour fertiliser nos vies

© cath-ajoie
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Le mercredi 17 février 2021, c’est le début de carême. Couverts de cendres, nous accueillons la miséricorde de Dieu. Quel est le sens de ce geste que nous propose la liturgie?

Dans la bible, se couvrir de cendre, voire se rouler dans la cendre, est un symbole du deuil et de la tristesse. La cendre est indissociable de la poussière, renvoyant à celle d’où l’Homme a été tiré avant que Dieu ne lui insuffle la vie. Ici, les cendres disent la fragilité de toute chose. Par le langage des cendres, l’Homme se reconnaît pécheur, il prend conscience de sa faute et confesse précisément qu’il n’est que «poussière et cendre» (Gn 18, 27 ; Si 17, 32). Et pour le signifier, il s’asseoit sur la cendre (Jb, 42, 6, Mt 11, 21) et s’en couvre la tête (Jdt, 4, 11-15 ; Ez 27, 30).

Se soumettre au rite de l’imposition des cendres, c’est prendre la condition de pénitent: nous appartenons à un peuple des pécheurs en face de l’amour de Dieu. C’est accepter les limites de notre condition d’Homme. C’est aussi en mesurer la grandeur. En effet, il y a des cendres utiles qui allègent et amendent la terre. Ce sont les engrais qui fertilisent la terre et font croître la vie et des fruits. C’est l’amour qui féconde et fait mûrir les promesses d’un monde nouveau. C’est d’abord l’amour qui nous est offert, l’amour de Dieu qui illumine la grisaille de nos vies. C’est aussi l’amour donné, en partage, avec les autres. Fructueux carême!

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Abbé Hyacinthe Ya Kuiza

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