Deux mille cochons débarquent en Ajoie

Quelques-uns des 2800 cochons reçus par le Foyer de Porrentruy. © Foyer de Porrentruy
Publicité

DISTRICT Musiciens, sportifs, en position coquine; en céramique, en bois, en verre, en peluche, en coquillages; sous forme de plats, de puzzles, de tirelires bien sûr, imprimés sur des cravates… On en passe et des meilleures: c’était à la Saint-Martin 2017, et les cochons avaient pour la première fois envahi l’espace Auguste Viatte à Porrentruy.

Il n’y a, a priori, aucun rapport entre la Normandie et l’Ajoie, pas plus qu’entre cette région de France et la Saint-Martin. Rien ne laissait donc prévoir qu’un jour l’extraordinaire collection de cochons amassée pendant trente ans par Martine et Daniel Ferey, propriétaires de chambres d’hôtes à Yvetot, allait atterrir à Porrentruy. C’était sans compter sur le hasard, ou le destin, allez savoir.

Un cochon d’un demi-centimètre

Publicité

Car Frédéric Strahm, amateur de Saint-Martin et collaborateur du Foyer de Porrentruy, se trouve être l’un des clients et amis du couple. «Il y a quelque temps, j’ai reçu un email de leur part m’expliquant qu’ils devaient se séparer de leur collection parce qu’elle n’intéressait pas leur fils, qui allait reprendre leur affaire», explique l’Ajoulot en novembre 2017. Voilà comment, moyennant une expédition de trois jours en Normandie, les 2800 objets («sans compter les livres et les cartes postales», précise Frédéric Strahm) sont arrivés au Foyer de Porrentruy.

Et quelle meilleure occasion que la Saint-Martin pour présenter cette collection au public? Installés par des résidents du foyer, près de 2000 cochons ont pris place, pour la première fois cette année-là, dans l’espace Auguste Viatte, dans la cour de l’Hôtel des Halles. «Le plus petit mesure un demi-centimètre, on va l’exposer avec une loupe», s’amusait Frédéric Strahm. D’autres ont été agencés dans des scènes de la vie quotidienne: un match de football avec ses spectateurs, une mare, un groupe de musiciens… Une classe de la Fondation Pérène a apporté sa contribution en réalisant une sculpture avec des cochons en peluche. Dans un autre registre, un coin était réservé aux plus de 18 ans.

La foule pour la première exposition de la collection de cochons du Foyer de Porrentruy, en 2017. © Foyer de Porrentruy

«Chaque pièce est différente, certaines sont même uniques au monde, précise Frédéric Strahm. Il y en a qui viennent d’Angleterre, de Nouvelle-Zélande, de Belgique, de Hollande…» Ce sont les clients du couple, informés de la marotte de leurs hôtes, qui ont ainsi contribué à cette incroyable collection. On s’en doute, ce n’est pas de gaieté de cœur que Martine et Daniel Ferey ont laissé partir leurs petits amis porcins. Mais les retrouvailles ont déjà eu lieu: invité par Frédéric Strahm, le couple est venu à Porrentruy à l’occasion de cette première exposition. Au programme du week-end: visite de l’exposition, Saint-Martin et tourisme. Dommage qu’il ait fait un temps de cochon…

Claire Jeannerat

Article dans notre édition abonnés n° 419 du 11 novembre 2017

Publicité