Jean-François Chariatte: «À 62 ans, j’ai toujours la niaque!»

Une pure passion pour les voitures. Sébastien Fasnacht © Éditions L’Ajoie
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AUTOMOBILISME Cela fait cinquante ans que Jean-François Chariatte brûle le bitume. D’abord dans les catégories juniors puis sur différents bolides, le Bruntrutain a pris part à des slaloms, des courses de côte ou encore des courses en circuit dans tout le pays. Il revient sur un parcours qui, dit-il, n’est pas prêt de s’arrêter.

Ses débuts en slalom
Jean-François Chariatte est connu comme le loup blanc dans le monde de l’automobilisme régional. Et pour preuve, il a posé en août dernier avec son frère Alain pour l’affiche de la Course de côte des Rangiers. C’est que, depuis l’âge de 12 ans, le Bruntrutain a toujours vécu avec les voitures, allant jusqu’à en faire son métier. «Ça a toujours été une passion. Quand j’étais jeune, j’allais voir la course des Rangiers, et vers 12 ans j’ai eu envie de rouler en course», se souvient «Jeff» Chariatte. «C’est aussi la passion de la mécanique qui m’a donné envie de commencer et qui me fait durer dans ce sport», précise celui qui gère un magasin de pneus à Porrentruy, associé à son frère Alain, qui lui se trouve à Delémont.

Mais contrairement à la majorité des automobilistes qui prennent leurs marques en karting, Jean-François Chariatte n’a pas suivi cette voie: «J’aurais voulu faire du karting. Mais je n’en avais pas les moyens, et en plus mes parents n’étaient pas très favorables», sourit celui qui a donc commencé son parcours par des slaloms avec les non-licenciés. Au bénéfice de quelques belles victoires au classement scratch et dans sa catégorie, notamment lors d’épreuves qu’il affectionnait comme le slalom d’Ambri ou la course de côte La Roche-La Berra, Jean-François Chariatte ne se prend pas la tête pour autant. «J’ai toujours fait ça en amateur, même si j’ai fait quelques belles saisons avec des bons résultats, confirme-t-il. Je n’ai jamais visé un championnat, j’ai toujours fait des courses qui me faisaient plaisir».


Au volant de sa FIAT X1 dans le Petit Susten à St-Ursanne – Les Rangiers. © Jean-François Chariatte

Préférence pour les courses de côte
Jean-François Chariatte a couru essentiellement sur des slaloms, des courses de côte et des courses en circuit. Une préférence? «Je préférais les courses en circuit, mais elles ont pratiquement disparu en Suisse. Sinon les courses de côte, c’est une ambiance différente. Il faut faire des slaloms pour faire des courses, car des côtes, en Suisse, il y en a peu.» Si les slaloms sont parfois répétitifs, les courses de côte sont «plus variées, plus rapides mais aussi plus techniques, on doit plus étudier les trajectoires».

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Des courses de côte, les automobilistes jurassiens en connaissent une magnifique: Saint-Ursanne – Les Rangiers bien sûr, épreuve qui compte pour le Championnat d’Europe de la montagne. «L’ambiance est particulière, du fait que c’est dans notre région, le parcours est technique et très rapide. C’est un monument!», ajoute celui qui ne compte plus ses participations au rendez-vous d’août.

La saison prochaine ne s’annonce pas sous les meilleurs auspices pour l’automobiliste ajoulot. En effet, « Jeff » Chariatte va devoir soigner une hernie discale, ce qui l’empêchera de courir pendant quelques mois. Quand il sera rétabli, son but est de «ressortir ma Fiat X 1/9. L’idée est donc de pouvoir repartir dans le courant du printemps. J’aimerais rouler une année dans sa configuration actuelle pour en faire une voiture plus moderne l’année suivante», précise-t-il. Et la suite? « L’idée, c’est de rouler le plus longtemps possible pour le plaisir. J’ai 62 ans, mais l’envie est toujours là. J’ai encore la niaque!»

Un portrait de Maxime Rérat, publié le 20 décembre 2018, N°478
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