La jeunesse du BCB à l’épreuve des play-offs

Le capitaine de la relève boncourtoise Bastien Grédy. PHOTO © Stéphane Bée

BONCOURT Après avoir terminé 3e de leur groupe en 1ère ligue nationale, les jeunes pensionnaires du centre de formation du BC Boncourt ont entamé leur play-offs le week-end dernier. Emmenés par leur capitaine Bastien Grédy, ils progressent match après match. Coup d’œil avec lui dans le rétro de la saison et sur leurs ambitions.

Qu’on se le dise, à la reprise en septembre dernier, Bastien Grédy avoue avoir été un peu sceptique quant à la valeur de son équipe : «C’est vrai, avec Nico (ndlr : Nicolas Pérot, l’entraîneur de l’équipe), on se demandait comment allait se passer cette saison. On ne savait pas trop de quoi on était capable». Les deux hommes ont rapidement été rassurés par les premiers résultats: «C’était une belle surprise de voir qu’on pouvait continuer à gagner comme les saisons précédentes». La formule du championnat a aussi, il faut le dire, contribué à désinhiber les jeunes basketteurs: «Avec un groupe à huit équipes, nous étions de toute façon qualifiés en play-offs. Nous avons pu jouer sans pression et prendre réellement les matchs les uns après les autres. Nous avons abordé chaque rencontre avec une belle mentalité et ça nous a mené jusqu’à la troisième place».

Des jeunes encadrés par de vrais leaders

Cette équipe est jeune, très jeune. Bastien en est le doyen du haut de ses 23 ans. Capitaine et mentor de la jeune garde ajoulote, il tient à ce rôle particulier: «Je suis le relais du coach auprès de mes coéquipiers en tant que capitaine, mais je suis aussi celui qui hausse la voix sur et en dehors du terrain quand les attitudes ne me conviennent pas». Un rôle de «grand frère», comme il plaît à le rappeler, qui s’est imposé à lui naturellement: «Nous n’en avons pas vraiment discuté à la reprise avec Nico. Il sait comment je fonctionne, ce que je peux apporter et nous sommes très souvent d’accord. Je me sens libre de m’exprimer et il est libre aussi de me recadrer s’il voit que je suis en tort». Sur le terrain, cette responsabilité semble convenir parfaitement à Bastien, lui qui est le meilleur compteur de son équipe avec 19 points par match en moyenne et leur meilleur artilleur extérieur avec près de 4 paniers primés par rencontre.  Malgré ce leadership comptable, la cohésion de l’équipe est bel et bien le véritable atout de la formation ajoulote: «Nous sommes une bonne équipe de copains. Cela fait quelques saisons que nous jouons ensemble et nous intégrons chaque année de nouveaux jeunes de 16 ou 17 ans qui ont un gros potentiel». Il n’est pourtant pas toujours simple de faire en sorte que la mayonnaise prenne: «C’est mon rôle de rappeler aussi la hiérarchie dans l’équipe. Les jeunes respectent mon rôle mais je suis très ouvert. Certes, j’organise le jeu en match, j’essaie de contrôler le rythme des rencontres mais je suis surtout là pour les aider à progresser». Des progrès qui doivent leur permettre de viser haut en play-offs.

Clément Boesch, 29 mars 2018, N° 442


Les playoffs, un défi ambitieux

On connaît la formule, l’appétit vient en mangeant. Forts de leur 3e place à l’issue de la phase préliminaire, Bastien et ses potes ont bien l’intention de ne pas partir trop vite en vacances. Pour ce premier tour, ils ont l’avantage de découdre avec Sarine Basket, 6e de leur groupe, en match aller-retour. Malgré une supériorité sur le papier, la tâche s’annonce de taille. Samedi dernier, après une mauvaise deuxième mi-temps, les jeunes boncourtois ont courbé l’échine 74-70 en terre fribourgeoise. Un écart cependant tout sauf insurmontable: «L’année dernière, nous avions perdu à Sion le match aller en faisant une une mauvaise deuxième mi-temps. Nous avions un super match au retour. La seule différence ce que là nous n’avons que 4 points de retard donc ce n’est rien». Bastien fait confiance en ses coéquipiers: «Je le sens bien car nous serons à la maison. Il suffira de rester fidèle à notre style de jeu, faire bouger la balle et mettre de l’énergie». Une énergie qu’il s’agira de canaliser le jour J, samedi 7 avril à 14h dans le Chaudron, une tâche à laquelle devra s’employer le «grand frère» Bastien Grédy. CB