La magie du spectacle passe aussi par les costumes

Céline Mozillo met la dernière touche au costume de son fils Enea. La passion du Swing Rock Ajoie se vit en famille chez les « Mozzi ». Céline Mozillo met la dernière touche au costume de son fils Enea. La passion du Swing Rock Ajoie se vit en famille chez les « Mozzi ». © Manuel Montavon

CHEVENEZ / BRESSAUCOURT Un soupçon de féérie, beaucoup de danse et de musique, sans oublier une pointe d’humour. Tels sont les ingrédients d’« Acadabrantesque », le dernier spectacle du Swing Rock Ajoie, auxquels il faut ajouter les créations de la costumière Céline Mozzillo qui lui donnent toute sa saveur. Premier coup de baguette magique samedi à Chevenez.

Le rideau est prêt à se lever sur le 31e spectacle du Swing Rock Ajoie, qui présentera samedi la première de sa nouvelle création, « Acadabrantesque », à la Halle polyvalente de Chevenez. La quarantaine de danseurs et acteurs de 8 à 55 ans sont dans les starting-blocks pour emmener le public dans une soirée « magique » qui leur réserve plus d’une surprise…

Monter un spectacle d’1h45, avec décors, costumes, chorégraphies, sans oublier le scénario et la mise en scène, exige un immense travail de la part des 60 membres et bénévoles de la troupe du président Dominique Laville, dont les différents groupes commencent à se pencher sur le thème du prochain spectacle dès le mois de juin, avant d’en dessiner les contours définitifs en octobre. «La décision finale se fait de manière démocratique, lors d’un vote», explique Céline Mozzillo, qui a repris les rênes du Groupe Histoire (mise en scène) voici trois ans avec son mari Giuseppe (alias « Mozzi ») et Grégory et Anne-Sylvie Champion.

Metteure en scène et couturière

En plus de la mise en scène, Céline Mozzillo a également la responsabilité des costumes, qui constituent depuis toujours l’un des ingrédients essentiels du succès des créations du Swing Rock Ajoie. «Une fois le thème choisi, les personnes en charge de la chorégraphie s’approchent de moi et on décide de leur design. Je les simplifie souvent car cela ne vaut pas la peine de rajouter trop de détails qui ne se verront pas sur scène», précise la créatrice.

Céline Mozzillo s’attèle à cette tâche de grande ampleur depuis 18 ans. La costumière peut heureusement s’appuyer sur la styliste Renée Laville, qui calcule notamment le métrage des tissus à utiliser, de même que sur le précieux coup de main de sa maman Hélène, qui vit aussi à Bressaucourt. La partie spécifique à la couture est enfin réalisée par des jeunes filles d’une école sociale de Fribourg. «Avec ma maman, on fait ensuite des week-ends couture, notre salon se transforme durant près de deux mois en entrepôt», sourit-elle.

S’en suivent de nombreuses séances d’essayages et de retouches car chaque costume est fait sur mesure. «Les tours de taille ont parfois aussi changé au fil des mois», plaisante-t-elle. Sachant enfin que les acteurs-danseurs revêtent en tout près de 200 costumes au gré des différentes chorégraphies, on vous laisse imaginer la somme de travail que représente un seul spectacle… «Mais je le fais toujours avec grand plaisir. Voir les costumes vivre sur scène, c’est ma plus belle récompense.»

Décors «magiques»

Sans dévoiler l’intrigue de cette cuvée 2018 (lire l’encadré), on ajoutera que les décors, façonnés par Jeoffrey Cattin et son équipe, apporteront une touche de «magie» supplémentaire au spectacle. «Ce sont davantage des illusions, ce n’est pas Harry Potter ni David Copperfied, je ne voudrais pas qu’on fasse l’amalgame, c’est du « fait-maison», insiste « Mozzi ». «On essaie de faire tout nous-mêmes en utilisant tout le potentiel de nos membres, c’est ce qui est le plus important pour nous», conclut le metteur en scène.

Pour savoir ce qui va sortir du chapeau du Swing Rock Ajoie, rendez-vous dès ce samedi soir à Chevenez.

Un article de Manuel Montavon, publié le 5 avril 2018, N°443

A l’école de la magie…
Petit résumé d’«Abracadabrantesque» en un coup de baguette magique: Balthazar est un jeune apprenti magicien qui fait sa rentrée des classes à l’EPFM (Ecole Polytechnique Fédérale de Magie) et qui rêve de devenir le plus grand des magiciens. Au gré de ses aventures, il va découvrir un univers magique et croiser des personnages aussi farfelus qu’attachants qui vont bouleverser sa vie… Réussira-t-il à décrocher son diplôme de magie ?
Pour l’anecdote, l’adjectif « abracadabrantesque » est devenu célèbre grâce au président français Jacques Chirac, qui l’avait utilisé en l’an 2000 en le tirant du poème d’Arthur Rimbaud «Le Cœur supplicié». On attribue aussi l’utilisation de ce néologisme à Mario Proth, journaliste et écrivain français. MM