«La publicité, c’est du gagnant-gagnant!»

Marie-Christine Braihier, directrice commerciale. © Benoît Monnin
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DISTRICT Avec les abonnements, la publicité est le principal revenu des Éditions L’Ajoie. Si cette manne financière est fondamentale pour assurer la bonne marche des affaires du média, elle n’est pas à sens unique. Les différents supports proposés aux commerçants et entrepreneurs ajoulots leur permettent d’être vus chaque semaine par presque toutes et tous. On fait le point!

En 2020, ils ont été 156 à publier une ou plusieurs publicités sur les différents supports médiatiques des Éditions L’Ajoie. Entreprises, commerces, partis politiques, administrations communales et cantonale, tous ont vu un intérêt à utiliser les pages du Journal L’Ajoie ou de L’Ajoie Mag, notre page Facebook ou Ajoie TV pour faire parler d’eux. «Nous travaillons en très grande majorité avec les petits artisans et commerçants du district. Il arrive parfois, comme en cette année de pandémie et d’élections, que des structures d’envergure cantonale nous fassent également confiance. Mais l’ADN de notre base publicitaire, c’est le district», détaille Marie-Christine Braihier.

Depuis le début de l’aventure des Éditions L’Ajoie, cette confiance est réciproque et essentielle pour l’économie globale de la région. «D’un côté, les rentrées publicitaires permettent aux Éditions L’Ajoie de développer des projets et de financer en partie la réalisation de reportages dans le Journal L’Ajoie, sur notre site internet et sur Ajoie TV. De l’autre, nous permettons aux annonceurs d’être vus par un très grand nombre d’Ajoulotes et d’Ajoulots: avec plus de 1350 abonnés au Journal L’Ajoie, 5450 personnes qui suivent notre page Facebook et la distribution officielle aux 13’000 ménages ajoulots de L’Ajoie Mag, nous couvrons une grande partie de leur clientèle potentielle. Donc la publicité, c’est du gagnant-gagnant, mais je le redis, c’est fondamental pour que l’on puisse continuer à faire ce qu’on fait!»

Important pour la région toute entière

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Mais pour la directrice commerciale des Éditions L’Ajoie, l’année n’a pas été simple. Vraiment pas. «C’est vrai que c’est très compliqué. En raison du covid, nous avons vu nos revenus publicitaires baisser drastiquement. On comprend bien que c’est très compliqué pour les entrepreneurs et commerçants de la place de mettre de la publicité dans une période où ils sont eux-mêmes pris à la gorge. Mais par effet domino, cela a une influence directe sur la marche de nos affaires.» Au total, ce sont plusieurs dizaines de milliers de francs qui manqueront dans les caisses à la fin de l’année. «Sur un chiffre d’affaires global d’environ 450’000 francs, c’est énorme! D’autant que l’on ne sait pas comment va se passer l’année prochaine, si l’économie pourra repartir ou si la situation actuelle sera amenée à durer.» Et Marie-Christine Braihier de poursuivre: «Ce qui est important pour nous, c’est de continuer à soutenir autant que l’on peut les commerçants et les entreprises d’ici en parlant d’eux et en soignant la publication et l’impact de leur publicité. C’est important pour eux, pour nous et pour la région toute entière.»

Et du côté des autres médias?

Puisqu’il aurait été impoli de ne parler que de la situation des Éditions L’Ajoie et parce que le contexte actuel impacte l’ensemble des médias locaux, nous avons demandé à nos confrères de dresser un rapide bilan de leur situation. Au Quotidien Jurassien, Rémy Chételat explique «qu’il a fallu pratiquer un strict contrôle des dépenses» et que «les prochains mois seront encore pénibles». Malgré tout, le rédacteur en chef du titre cantonal croit en l’avenir de la presse écrite. «Nos annonceurs ont pu constater l’importance de disposer de médias régionaux pour être informés et communiquer. Foncièrement optimiste, je veux croire que le journal sortira renforcé de cette crise, ayant tressé des liens encore plus forts avec l’ensemble des Jurassiens.»

Son homologue de RFJ, Cyprien Lovis dresse un constat presque similaire. «Il est évident que les rentrées publicitaires chutent drastiquement dans des périodes aussi sombres que celle-ci. Nous espérons une reprise économique rapide, mais la vue ne dépasse pas les prochaines semaines.» Pour le rédacteur en chef de la radio locale, «les médias locaux peuvent sortir renforcés de cette crise, car elle a démontré que leur proximité répond à un besoin évident.» Nouveau venu sur la scène médiatique locale, Gérald Bertrand, directeur de l’agence Toutcom’ qui gère Le Mag’ et qui a prévu de lancer prochainement la radio 23.6 sur internet, a lui aussi «souffert de la baisse des recettes publicitaires. Non pas à cause d’un manque d’engouement de nos annonceurs mais plutôt en raison des incertitudes sur l’évolution de la pandémie.»

Sébastien Fasnacht

Article paru dans L’Ajoie Mag n° 22 du 8 décembre 2020

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