«La Saint-Martin, c’est une atmosphère vraiment spéciale»

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PORRENTRUY Elle est depuis deux ans la gardienne régionale des traditions liées à la Saint-Martin dans le district. Commerçante de profession, amoureuse de sa région et des gens qui y habitent, Sophie Barthod est depuis janvier 2018 la présidente du Marché de Saint-Martin. Nous l’avions interviewée cet été-là, un été où nul n’imaginait que les festivités pourraient un jour être annulées…

Journal L’Ajoie: Sophie Barthod, pourquoi avoir décidé de vous lancer dans l’aventure et accepté cette présidence du Marché de Saint-Martin?

Sophie Barthod: J’aime ma ville et ma région, je leur porte un amour viscéral et inconditionnel! Et ceux qui me connaissent le savent, j’ai le contact facile et j’adore les gens. Quand les membres du comité du Marché de Saint-Martin sont venus me solliciter, je n’ai pas mis long à me décider et à accepter.

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Avec ses milliers de visiteurs sur deux longs week-ends, le Marché de Saint-Martin est l’un des rendez-vous incontournables de l’automne dans la région. Cela ne vous met pas trop de pression?

J’ai repris ce rôle de présidente en tout humilité, d’autant plus que je n’ai jamais fait partie du comité avant. Je connais un peu le marché de l’intérieur pour y avoir officié en tant que commerçante. Et je ne compte pas être une présidente qui décide de tout et qui veut tout gérer. Le comité est composé de personnes compétentes, mon rôle sera de les motiver, de les mettre en valeur, tout en apportant de nouvelles idées.

Par exemple?

Vous verrez bien le moment venu! (rires) Plus sérieusement, il n’y aura pas de changements fondamentaux, le marché est sur de bons rails et il fonctionne. Mais quelques améliorations vont être apportées du côté des cabanes notamment.

Ce marché a aujourd’hui plus de vingt ans, quelle est son importance pour la ville et la région?

Pendant la période de Saint-Martin, c’est l’endroit qui réunit tout le monde. Que vous alliez manger le menu à Damvant, Réclère ou Beurnevésin, à un moment où à un autre du week-end, vous allez passer au marché. Il offre une visibilité et un dynamisme importants à Porrentruy, tout en rayonnant sur l’ensemble de l’Ajoie. Il est aujourd’hui l’une des cartes de visite de la ville et de la région à l’extérieur. Et ce sera au comité et à moi-même de faire en sorte que cela continue.

Les organisateurs sont tout de même confrontés à des défis conséquents année après année.

C’est un travail énorme de mettre sur pied et de faire fonctionner ce marché… J’y suis depuis le mois de janvier et je n’ai pas mis long à m’en rendre compte. Nous sommes tous bénévoles et, comme tout le monde, très pris à côté de nos fonctions. Et les défis sont en effet nombreux.

De manière plus personnelle, qu’est-ce qui vous plaît à la Saint-Martin?

J’aime cette fête! Elle marie les traditions, la gastronomie, la convivialité…

Une fête qui vous ressemble un peu donc!

Dans un sens, oui! Et j’y associe plein de souvenirs! Quand j’étais petite, mon papa et ma tante nous racontaient les histoires de mon grand-père, le docteur Gressot, qui, à cette période, rentrait à la maison après ses consultations à domicile avec du boudin, un rôti ou un toetché que ses patients lui avaient donné. La Saint-Martin pour moi, c’est aussi les cousins qui revenaient à la maison. C’était l’occasion de faire la cuisine pour tout le monde, de se retrouver… C’est une atmosphère vraiment spéciale! Après, ces souvenirs n’ont rien de très original mais j’y tiens!

Et vous investir dans le Marché de Saint-Martin est un moyen de les revivre…

Absolument! Et pourquoi pas d’en créer d’autres chez d’autres personnes!

Propos recueillis par Sébastien Fasnacht

Article paru dans notre édition abonnés n° 462 du 30 août 2018

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