Le BCB vise plus haut

Grégory Franc veut faire vibrer tout le district et tout le canton avec le BC Boncourt. © Alexia Tantardini-Sutterlet
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BONCOURT «Il y a une énergie dans l’air aujourd’hui en Ajoie et dans le Jura, et on doit surfer dessus.» Ces mots étaient ceux du nouveau président du BC Boncourt, Grégory Franc, qui lui aussi débordait d’énergie lors de cette interview à l’approche de sa prise de fonction. Quelques jours plus tard, le coronavirus venait tout chambouler, mais il fait bon se replonger un instant dans ces souvenirs pas si lointains…

Journal L’Ajoie: Grégory Franc, vous prenez officiellement vos fonctions ce dimanche 1er mars 2020, mais en réalité vous êtes déjà aux affaires depuis un moment?

Grégory Franc: Clairement depuis l’annonce de ma nomination. Ma première grande tâche a été de créer une équipe autour de moi avec des gens qui  rassemblent de vraies compétences. On y est à peu près, même si nous sommes dix et que dans l’idéal on devrait être treize. Sinon il a fallu que je m’attelle à la compréhension de la situation générale et financière du club. Disons que ça me demande énormément de travail alors qu’actuellement, sur le papier, je ne suis rien. Mais c’est clair qu’on ne peut pas cohabiter à deux équipes.

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Le premier match que vous vivrez dans vos fonctions de président sera la demi-finale de la Coupe de Suisse le 8 mars entre Boncourt et Massagno. C’est particulier pour vous? 

Dans un premier temps, on pensait finir la saison en observateurs plutôt qu’en acteurs. Mais là on a devant nous un match-clé, à domicile en plus, on n’a pas le droit de patienter. C’est le moment parfait pour assumer un changement, pour montrer aux spectateurs, à l’équipe, aux bénévoles, qu’on est là. La première action a été l’annonce de l’arrivée d’Alexis Herrmann. On est aussi bien plus présents sur les réseaux sociaux avec des visuels qui ont changé. On va également créer un nouvel espace VIP, proposer un accueil un peu différent de ce qui se fait d’habitude. On aimerait créer un environnement propice aux échanges pour tous nos sponsors et nos partenaires.

À l’image de ce que fait le HCA?

Exactement. On ne va pas réinventer la roue, et je ne m’en cache pas, le HCA est un exemple vers lequel on doit tendre. Cela dit il y a d’autres exemples dans la région, comme le HC Vendlincourt, une structure beaucoup plus petite mais qui fait une très bonne communication.

J’imagine que les résultats du HCA vous font envie également?

Disons qu’il y a une énergie dans l’air aujourd’hui en Ajoie et dans le Jura, et qu’on doit surfer dessus. On va rappeler par exemple que le BCB et la Coupe de Suisse, c’est une vieille histoire. On a aussi relancé la billetterie électronique à l’occasion de ce match: on peut dorénavant réserver sa place assise en ligne. On propose également une action spéciale: les personnes qui achèteront leur billet à la caisse le 8 mars et qui porteront le T-shirt officiel de la finale HCA-Davos bénéficieront d’un rabais de 5 francs.

Cela dit, le HCA fait la course en tête, tandis que pour le BCB c’est plus difficile. Qu’est-ce qui manque à cette équipe?

Il ne lui manque rien du tout. Les résultats ne sont pas à la hauteur de cette équipe et de son entraîneur incroyable – on va d’ailleurs se battre pour qu’il reste le plus longtemps possible. Vraiment, on est à ça de passer à autre chose, et cette demi-finale peut créer un engouement qui permette aux joueurs de prendre conscience de ce que pourrait être le futur de ce club, avec un Chaudron plein à craquer et des émotions intenses.

Gagner cette demi-finale, c’est possible?

Clairement. Et ce n’est pas le président qui vous le dit, c’est le supporter. On a une équipe qui mérite mieux que son classement actuel, et le retour d’Alexis Herrmann va lui apporter un vrai souffle. Je peux vous dire qu’il ne sera pas là pour faire de la figuration. C’est peut-être le facteur X de ce match, sans vouloir trop lui mettre la pression.

Donc vos objectifs pour la fin de saison, c’est…

… aller en finale à la Tissot Arena, et terminer 6e de la saison régulière afin d’être automatiquement qualifiés pour les play-offs. Aujourd’hui on a notre destin entre les mains.

Propos recueillis par Claire Jeannerat

Article paru dans notre édition abonnés n° 534 du 27 février 2020

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