«Le club reste ambitieux pour cette saison»

Thomas Parietti
Thomas Parietti, 40 ans, vit à Porrentruy. Crédit: Thomas Parietti
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Le bruntrutain Thomas Parietti, qui a officié à l’US Boncourt, a rejoint le FC Ajoie-Monterri en tant qu’entraîneur principal de la première équipe du club. Comment envisage-t-il la saison 2022-2023? Quels sont les défis à relever? Interview. 

Quelles sont vos ambitions pour cette saison?

L’année passée, l’équipe a quand même joué la partie haute du tableau. Cette année, on a eu beaucoup de changements, notamment de nouveaux joueurs à intégrer, un nouveau championnat avec des équipes qu’on ne connaît pas. Donc l’objectif du club reste de toujours jouer le haut du tableau. Même si on a intégré beaucoup de jeunes, on a aussi gardé des joueurs confirmés. Le club se veut donc ambitieux. 

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Votre style, votre méthode, c’est quoi?

Ce qu’on souhaite faire, c’est essayer de prendre le jeu à notre compte et d’aller vers l’avant. Ne pas se contenter d’attendre derrière, car ce n’est pas la philosophie que l’on souhaite mettre en place au niveau du club.

Vous allez intensifier les entraînements, par exemple?

L’année passée, il y avait un grand contingent qui servait aux deux équipes – première et deuxième équipes. Là, on réorganise un peu avec des effectifs bien distincts. Du point de vue des entraînements, on a gardé un rythme de trois rendez-vous par semaine, et on a aussi intégré quelques entraînements spécifiques. 

Quels sont, selon vous, les points forts du club?

Nous avons des certitudes sur certains joueurs, qui sont des joueurs d’expérience. Et on a aussi maintenant la fougue de jeunes joueurs, qui viennent tant amener leur envie que de l’intensité à l’entraînement, pour que le groupe ait de la concurrence et se remette en question. C’est cet équilibre que l’on cherche à établir.

Et ses faiblesses?

Comme toujours dans un club, tout n’est pas parfait. Il y a passablement de joueurs qui étaient confirmés et qui sont partis, remplacés par pas mal de jeunes. Donc il y a eu des changements à absorber. On ne joue plus forcément avec la même organisation. On a beaucoup de choses à emmagasiner, chercher des automatismes dans un nouveau championnat. Il faudra peut-être un peu de temps pour huiler un peu tous ces rouages.

Vous avez entraîné durant plusieurs années l’US Boncourt en 2e ligue. Quels souvenirs gardez-vous de cette expérience?

J’ai gardé d’excellents souvenirs, on a gagné plusieurs fois la coupe, on a fait les finales d’ascension, on est monté… J’avais un bon groupe qui s’est construit avec les années. J’ai eu beaucoup de plaisir à Boncourt. J’ai dû arrêter car j’avais un projet professionnel de formation en marge de mon travail. Ce n’était plus compatible de mener les deux de front en termes de temps. Avec la famille et tout le reste, on ne peut pas tout faire! Mais maintenant que j’ai fini ça, j’ai retrouvé du temps. J’ai aussi pris une année pour souffler un peu, et faire des choses plus sportives pour moi… Quand on est venu me solliciter pour ce projet sportif, avec de l’ambition, avec l’intégration des jeunes, avec une vision sur du long terme, j’ai trouvé ça intéressant. J’ai trouvé que le projet valait la peine d’être étudié et de s’engager.

Propos recueillis par Alice Lehmann

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