«Le Jura Bike Park sera un plus pour la ville»

Jura Bike Park
Voici ce à quoi le Jura Bike Park devrait ressembler. © Jura Bike Park
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PORRENTRUY Mise en route il y a une année, la fondation Jura Bike Park s’est lancé un énorme défi: construire une zone de 11 000 mètres carrés dédiée à la pratique du vélo. Cet énorme projet s’inscrit dans un cadre plus large de développement du sport sur le site du Banné. 

Arnaud Maître et Clément Schaffter, les deux hommes à l’origine de l’idée, n’ont pas froid aux yeux. C’est en s’inspirant des infrastructures du même genre, vues dans d’autres cantons que leur est venu le désir de réaliser un projet du même acabit en Ajoie. «Je passe beaucoup de vacances au Grisons et quand on voit ce qui existe en Suisse allemande, on se demande pourquoi ce n’est pas faisable chez nous. C’est comme ça qu’Arnaud Maître et moi avons eu l’idée de créer un pumptrack », explique Clément Schaffter. 

L’été dernier, alors que la fondation ficelait peu à peu son projet, ces passionnés de la petite reine ont fait l’acquisition d’un pumptrack mobile, qu’ils ont ensuite loué à plusieurs communes. Cette piste bosselée permet de se faire plaisir à vitesse relativement faible et de s’améliorer dans les courbes et sur les mouvements de terrains. «Nous avons d’excellents retours», assure Clément Schaffter. Du côté de la commune, cette première expérience a également donné satisfaction. «C’est une infrastructure attractive qui a énormément plu à la jeunesse», confirme Philippe Eggertswyler, conseiller municipal à Porrentruy. 

Jura Bike Park
Un flow trail, chemin aménagé avec des revêtements spéciaux (cailloux, racines, etc.) ici au Swiss Bike Park d’Oberried.
© Swiss Bike Park
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Le plus grand de Romandie

Si le pumptrack mobile est conçu pour être déplacé dans tout le canton, le projet du Jura Bike Park sera, quant à lui, bien ancré dans le chef-lieu ajoulot. Construit sur le site du Banné, aux côtés des nouveaux terrains de football et de rugby et de la piste d’inline hockey du SHC Ajoie, le Jura Bike Park  «sera le plus grand bike park de Romandie», assure Clément Schaffter. 

Ce projet a immédiatement séduit les autorités communales. «Nous avons tout intérêt à jouer ce rôle de facilitateurs, assure Philippe Eggertswyler. Ce n’est pas facile de trouver une zone à ces dimensions: le terrain du Banné s’y prête très bien. Il pourra y avoir des synergies entre Jura Bike Park et les autres utilisateurs des diverses nouvelles installations du Banné

Sans oublier qu’un tel projet devrait avoir des retombées touristiques. «L’entrée sera gratuite et nous nous attendons à accueillir des utilisateurs de tout l’Arc jurassien, mais aussi de plus loin, ambitionne Clément Schaffter. En France voisine, du côté de Belfort, il n’y a pas d’infrastructure de ce genre, donc on devrait également attirer des clubs et des utilisateurs français

Un calendrier serré et un financement diversifié 

Si le projet de Jura Bike Park est désormais bien ficelé, certaines questions restent ouvertes. On pense notamment au délai d’ouverture du bike park, qui semble particulièrement proche. Officiellement, le début des travaux est prévu cet été pour une ouverture à l’automne déjà. «Nous avons annoncé ces dates-là, mais nous sommes conscients que c’est très ambitieux, admet Clément Schaffter. Les travaux pourraient aussi débuter cet automne pour une inauguration au printemps 2023. » 

Jura Bike Park
Le Swiss Bike Park d’Oberried, avec son pumptrack dans le haut, est un modèle au niveau suisse.
© Swiss Bike Park

Le seul point qui peut paraître délicat dans le projet du Jura Bike Park est son emplacement, en retrait par rapport aux habitations. Si le site du Banné offre des aspects très positifs – comme la synergie possible avec les autres installations sportives de la zone – son positionnement en-dehors de la ville pourrait être un léger frein. Pas de quoi inquiéter Clément Schaffter pour autant. «On y arrive en quelques minutes, que ça soit à vélo, à pied ou en voiture. Comme différentes entreprises peuvent former ensemble une zone industrielle, nous formerons une zone sportive avec les autres installations prévues au Banné», estime Clément Schaffter.

Trois beaux projets et une bonne collaboration qui vont transformer le Banné en un terrain de jeu géant. 

Maxime Rérat

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