Le réseau équestre du Clos du Doubs bientôt inauguré

Cinq boucles ont été créées et balisées pour permettre aux cavaliers de se promener en toute quiétude dans le Clos du Doubs. © FONDATION RURALE INTERJURASSIENNE

SAINT-URSANNE Les marcheurs ont leurs sentiers, les cyclistes leurs pistes. Et les cavaliers? Sur l’ensemble du territoire jurassien, ils disposent pour l’heure de deux réseaux balisés à leur intention. Un troisième viendra bientôt s’y ajouter, le Réseau équestre du Clos du Doubs, qui sera inauguré le 29 avril. Et ce n’est pas fini.

Disons-le tout de suite, le Jura n’est pas en retard dans ce domaine. Il ferait même plutôt figure de précurseur. Car des parcours spécialement balisés à l’intention des cavaliers, assortis de cartes qui recensent des points d’intérêts tels qu’un maréchal-ferrant ou un hébergement doté d’attaches pour chevaux, on n’en trouve pas encore beaucoup sur le territoire suisse. Les cavaliers jurassiens, qui disposent déjà de deux réseaux, celui de l’Association pour le réseau équestre des Franches-Montagnes (AREF) et celui d’Escale Bonfol, ne sont donc pas si mal lotis.

Mais d’ici quelques années, ils seront carrément gâtés. Car le développement du réseau équestre dans le Jura et le Jura bernois, c’est l’un des volets de l’activité de l’association Marguerite (voir encadré) qui œuvre en faveur de l’agritourisme dans la région. A la fin de ce mois, le 29 avril précisément, elle inaugurera le premier des réseaux aménagés par ses soins, celui du Clos du Doubs. Un réseau constitué de cinq boucles de 15 à 25 kilomètres qui emmèneront les cavaliers et leurs montures à travers la nature préservée de la région, à l’assaut des vallons et des pentes parfois abruptes qui descendent vers le Doubs. Comme le précise le site internet du projet, «il s’agit donc de randonnées nécessitant une bonne condition physique des chevaux et un bon ferrage.»  

Une toile de neuf réseaux

Mais l’intérêt pour les utilisateurs serait limité si les réseaux n’étaient pas reliés entre eux. C’est ainsi que trois liaisons permettront d’accrocher le réseau du Clos du Doubs à celui des Franches-Montagnes, existant, et à celui de Haute-Ajoie, dont l’ouverture est prévue à la fin de cette année. A terme, les neuf réseaux du projet Marguerite (les deux existants et les sept qui seront aménagés dans le cadre du projet) formeront les maillons d’une même toile dans laquelle les cavaliers se déplaceront à leur gré. Sept cents kilomètres à se mettre sous les sabots, il y aura du choix pour les balades.

Mais n’allons pas trop vite en besogne. La première étape, c’est l’inauguration du réseau du Clos du Doubs, qui aura donc lieu le dimanche 29 avril à Saint-Ursanne. Coorganisée par la Fondation rurale interjurassienne et le Syndicat chevalin du Clos du Doubs, la fête débutera à 9 heures pour les cavaliers par une balade gourmande à cheval… pour laquelle les inscriptions sont toutefois closes.  Le grand public, lui, est attendu dès 11 heures sur le site à côté de la station d’épuration. L’y attendront des balades en char attelé et à poney, une animation avec gymkhana équestre, de la restauration, des jeux pour les enfants (château gonflable notamment), de la musique champêtre, etc. La partie officielle est fixée à 14 heures.

Le site internet du (futur) réseau équestre Berne-Jura: www.re-beju.ch

Claire Jeannerat, 5 avril 2018, N°443


D’autres inaugurations en vue
Marguerite, c’est un projet à plusieurs pétales. Financé par l’Office fédéral de l’agriculture et les cantons de Berne et du Jura, il vise le développement de l’agritourisme dans le Jura et le Jura bernois. Les réseaux équestres sont l’un de ses axes de travail: à terme, la région disposera de neuf réseaux reliés entre eux qui totaliseront 700 kilomètres de parcours balisés et entretenus. Deux millions et demi de francs sont dévolus à ce volet du projet.
Le second axe, c’est le soutien à six projets individuels, dont trois concernent le district de Porrentruy. Il s’agit de la création de logements de vacances à La Joux-Chaupe, à Epauvillers, chez Marianne et Josué Cuenin, inaugurés au printemps dernier; de l’aménagement de chambres d’hôtes et d’un paddock chez David Protti, à Courtedoux, dont l’inauguration aura lieu mois de juin; et enfin du Musée de la distillation et Centre d’interprétation Ô Vergers d’Ajoie, chez Alain Perret à Porrentruy, qui ouvrira ses portes au mois de septembre. Pour ce volet-là de ses activités, l’association Marguerite dispose d’un budget de 4,5 millions de francs. CLJ