Le vélo électrique débarque au GSA

À l’image de Michel Savary, de plus en plus de membres du GS Ajoie se mettent au vélo électrique. © GS Ajoie
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DISTRICT En Ajoie comme ailleurs, la fulgurante ascension du vélo électrique se poursuit. Depuis cet été, l’e-bike a même fait irruption au GS Ajoie, un club connu pour ses résultats à la force des mollets. Pour la présidente Stéphanie Schenk, ouvrir les entraînements aux vélos électriques permet surtout à des personnes de niveaux différents de rouler ensemble.

«Chez nous, l’important est la notion de partage. Avec ou sans moteur, la passion reste la même!», lance Stéphanie Schenk, quelques semaines après que le comité du GS Ajoie a décidé d’ouvrir ses entraînements aux vélos électriques. Une décision qui semble logique au vu de l’énorme boom actuel  des vélos avec assistance. Car, selon les convaincus du genre, que ce soit pour aller au travail, pour faire de plus longs tours, pour enchaîner les cols et le dénivelé dans les Alpes ou encore pour pouvoir suivre des cyclistes plus solides, le moteur électrique offre désormais de nombreux avantages. Et si on ajoute à cela le confinement, le besoin de bouger et la perspective de belles balades dans la campagne, rien ne semble se dresser devant cette nouvelle tendance.

Faire revenir ceux qui avaient lâché
En ouvrant ses entraînements aux vélos électriques, le GS Ajoie souhaite permettre à ses membres qui ne venaient plus de pouvoir rouler à nouveau en groupe et de, pourquoi pas, continuer à taquiner les meilleurs. «Plusieurs de nos membres se sont mis au vélo électrique dans le cadre familial. Ça permet par exemple à un couple de rouler ensemble, même si les deux ne sont pas du même niveau, remarque Stéphanie Schenk. Ça permet aussi aux anciens, qui ne pouvaient plus suivre le rythme, de revenir s’entraîner avec le groupe, comme avant!» Avec cette décision, le comité ne cherche donc pas principalement à attirer de nouveaux membres, mais plutôt à faire revenir ceux qui avaient lâché prise. Et tout ceci prend encore plus de sens lorsque l’on sait que, pour beaucoup de cyclistes, rouler en groupe est un important facteur de motivation. «Quand on est seul, on aurait parfois tendance à se dire ’’j’irai rouler demain’’. Mais quand tu sais qu’il y a les copains qui t’attendent, tu y vas beaucoup plus volontiers», explique la nouvelle présidente du club.

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«Ca ne va pas changer l’image du club»
Dans un premier temps, et tant qu’ils sont peu nombreux, les vélos électriques seront intégrés aux groupes de vélos de route ou de VTT. Mais des vélos traditionnels et des e-bikes qui s’entraînent côte à côte, cela ne risque-t-il pas de créer des conflits? «Je ne pense pas, lâche Stéphanie Schenk. C’est une question de savoir-vivre, mais je suis certaine que la cohabitation sera bonne. L’un des avantages est que les moins affûtés n’auront plus l’impression de faire attendre tout le groupe.»

Reste que si le GS Ajoie se veut avant tout populaire, il est régulièrement cité pour les résultats de ses membres sur des compétitions régionales et nationales. Avec aujourd’hui une trentaine de compétiteurs aguerris, le club vert et blanc a bâti sa réputation sur des mollets d’acier. Dans ce contexte, l’arrivée de vélos électriques pourrait-elle altérer l’image du club? «Je ne pense pas, observe la présidente. Les compétiteurs continueront d’être là, et les vélos électriques viendront s’ajouter au noyau populaire du GSA. Je pense que c’est plutôt bon pour notre image, car ça montre qu’on s’adapte aux évolutions.» Et la présidente de conclure: «Même avec un vélo électrique, il faut toujours pédaler. C’est peut-être une nouvelle discipline, mais ça reste du vélo!»

Maxime Rérat

Article paru dans notre édition abonnés n° 558 du 27 août 2020

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