Le yoga pour tenter de trouver son chemin

Susanne Schneider, alias «Mo», ou l’envie d’apporter sa modeste pierre à l’édifice ajoulot. Sébastien Fasnacht © Éditions L’Ajoie

VENDLINCOURT Prof de yoga confirmée, rompue à de nombreuses techniques de relaxation et d’expression corporelle, la Bâloise Susanne Schneider vient tout juste de prendre ses quartiers en Ajoie. Un nouveau départ pour elle et une nouvelle offre pour les habitants de la commune et de la région.

Un sourire lumineux. Une poignée de main franche. Une phrase pour dire bonjour dans un français aussi charmant qu’hésitant. Susanne Schneider est l’une de ces personnes qui, lorsqu’elle entre dans une pièce, capte l’attention de manière positive. Une énergie et une bienveillance qu’elle essaie de communiquer au plus grand nombre à travers un panel de cours et d’approches qu’elle a elle-même apprises le long de son chemin de vie. «Professionnellement, j’ai une formation en psychologie et en pédagogie. Mais ce que je souhaite offrir aujourd’hui, c’est du temps, de la joie, de la disponibilité», explique celle que ses proches ont surnommé «Mo». Pour atteindre ce but, elle utilise plusieurs outils: «Le yoga, la danse, la respiration, la gestion du stress. Tout cela forme un tout qui permet de rester en forme, d’être actifs et équilibrés. Et c’est pour tout le monde!»

Travailler et enseigner librement

Installée à Vendlincourt depuis le mois de novembre, elle mettra, dès la semaine prochaine et pour trois mois, ses théories en pratique. «Les cours auront lieu le mercredi et le vendredi à la salle de gymnastique de Vendlincourt. Ils sont ouverts à tous et, comme ce n’est pas un fitness, il n’y a pas besoin de s’inscrire à l’ensemble des cours. On peut venir une fois, deux fois… C’est très libre et c’est comme ça que je souhaite travailler, explique Susanne Schneider avant de poursuivre: «J’ai également prévu de donner des cours de yoga aux personnes invalides, en chaise roulante. C’est l’une des possibilités.» Cette dernière, comme les autres d’ailleurs, sont détaillées avec tarifs et horaires sur son site internet www.yogadancespirit.link.

Quitter la ville et apprendre le français

Mais revenons à notre interlocutrice: pourquoi, lorsqu’on a géré son propre studio de yoga dans la région bâloise pendant plus de deux ans, venir tout recommencer à Vendlincourt? «J’avais besoin de quitter la ville, de m’investir dans un endroit plus vrai, où les gens ne pensent pas forcément tout savoir sur tout. Et j’ai toujours voulu apprendre le français correctement.» Un coup de cœur pour le petit village ajoulot plus tard et Susanne s’installe donc à Vendlincourt. «Maintenant que j’y suis, je vais tout faire pour m’y impliquer le plus possible, pour rencontrer du monde et leur offrir les modestes choses que je connais», explique celle qui a, entre autres, passé six ans en Inde à apprendre le yoga et qui désormais fait encore le taxi dans la campagne bâloise au volant d’une voiture complètement décorée par ses soins.

Suivre son propre chemin

Motivée par ce nouveau défi, ou plutôt par ces nouveaux défis, «Mo» n’en reste pas moins philosophe. «Les cours dureront trois mois. Puis je ferai une pause, puis je recommencerai. C’est une manière de ne pas trop tirer sur la corde, de laisser le corps et l’esprit respirer. Les miens et ceux des participants. De cette façon, cela me laisse aussi la liberté de suivre mon chemin, d’explorer d’autres voies. Car, au final, c’est un peu ce que nous faisons tous, non?»

Un article de Sébastien Fasnacht, publié dans le N°486 du 28 février 2019