Les Pouilly, nouvelle fratrie en or du hockey ajoulot ?

Les frères Pouilly, une nouvelle fratrie de renom? © Colin Girard

HOCKEY SUR GLACE L’histoire du hockey ajoulot fait état de plusieurs fratries qui ont marqué leur époque. Les frères Conz et Vauclair en sont de bons exemples. Et celle qui pourrait prochainement défrayer la chronique se nomme Pouilly: rencontre avec Pierrick, Arthur et Bastien.

Le 15 septembre dernier face à Biasca Ticino Rockets en ouverture de championnat, deux des trois frères Pouilly étaient alignés avec le HC Ajoie: Bastien bien sûr, qui, à 22 ans, joue déjà sa cinquième saison en jaune et noir, et Pierrick, tout juste 18 ans, qui fait désormais partie du contingent élargi de la première équipe. Quant à Arthur, il a porté par le passé le maillot du HCA à deux reprises, mais sa discipline de prédilection reste le skater hockey, puisqu’il évolue en LNA avec Buix.

«Quand on est arrivé en Suisse, mon grand-père m’a emmené voir un match de hockey ici, se souvient Bastien Pouilly. Je ne savais pas du tout ce que c’était. Depuis ce jour-là j’ai toujours voulu faire du hockey et le lendemain j’étais sur la glace.» C’est ainsi qu’est née la passion pour le hockey chez les Pouilly, puisque Bastien sera suivi quelques années plus tard par ses deux frères, au sein du mouvement junior du SHC Buix pour le skater et de celui du HC Ajoie pour le hockey.

Dans la cour des grands
Intégrer des juniors élites à la première équipe fait partie intégrante de la philosophie du HCA. Une manière de faire dont profitera Bastien à 17 ans. «Je n’avais pas de frère avant moi dans l’équipe, mais Jordan Hauert et Steven Barras m’avaient pris sous leur aile et c’était allé aussi», se souvient le jeune joueur. Un mentorat essentiel pour trouver ses marques. Un rôle qu’il jouera d’ailleurs avec son frère Pierrick lorsque vient son tour de découvrir la LNB. «C’est important d’arriver dans le vestiaire et de connaître quelqu’un,de pouvoir s’asseoir à côté de lui, raconte le cadet. Sur la glace c’est toujours sympa quand il vient me dire que j’ai bien joué ou que j’ai fait quelque chose de bien.»

Une complicité dans la vie et sur la glace. © Colin Girard

Pour Pierrick, la priorité reste les juniors élites B, avec qui il s’entraîne, joue tous les matches et marque régulièrement. La première équipe, il y rejouera certainement quelques matches début 2019. À 18 ans, est-ce impressionnant de côtoyer de grands joueurs de la ligue comme Philippe-Michael Devos, Jonathan Hazen ou Jordane Hauert ? «Oui, ils ont beaucoup plus d’expérience que nous, beaucoup plus de matches en Ligue nationale. Quand je suis arrivé dans l’équipe, c’était impressionnant de voir des joueurs comme ça, qui marquaient déjà des buts quand j’avais cinq ans.»

Arthur, fidèle au skater
Arthur, lui, se concentre plus sur le skater hockey, ce qui ne l’empêche pas d’évoluer avec les juniors élites sur la glace. Il possède d’ailleurs également une licence B qui le lie au HC Delémont-Vallée en 2ème ligue: «Il y a quelques années, j’avais vraiment envie de me lancer dans le hockey sur glace. Mais quand je vois ce que mes frères doivent mettre comme énergie actuellement, je me rends compte que je n’étais pas prêt à donner autant, surtout qu’il me reste trois ans d’études. J’ai donc freiné le hockey de haut niveau, mais je continue le skater en LNA.» Pour le plus grand bonheur des dirigeants du SHC Buix, pour qui il a déjà souvent porté le chandail de Top Sniper.

Un article de Maxime Rérat, publié le 25 octobre 2018, N°470