Marc Donnet-Monay: «J’ai aussi des liens privés avec Porrentruy»

Crédit: © Marc Donnet-Monay

L’humoriste Marc Donnet-Monay et l’imitateur Yann Lambiel viennent donner trois représentations de leur spectacle «Nous» à la salle de l’Inter de Porrentruy ce week-end. Rencontre avec Marc Donnet-Monay, qui nous parle de son premier spectacle en duo.

L’Ajoie: De quoi parle votre spectacle «Nous»?

Marc Donnet-Monay: Alors là je vais vous surprendre: de nous! Yann Lambiel est imitateur, et moi humoriste. C’est le point de départ en tout cas. Après, nous abordons beaucoup d’autres sujets: les femmes, la religion, la politique…

A.: Quand et comment l’idée de ce spectacle à deux est-elle née?

M. D.-M.: Fin 2015, nous rentrions ensemble de Fribourg après nos spectacles respectifs, et dans la voiture, on a lancé l’idée de faire un spectacle tous les deux.

Crédit: © Marc Donnet-Monay

A.: Comment avez-vous rencontré Yann Lambiel?

M. D.-M.:On se connaît depuis 20 ans, par la radio, la scène, etc. Et puis nous habitons tous deux dans la région de Morges, même si nous sommes Valaisans.

A.: Qu’est-ce qui vous a plu chez lui?

M. D.-M.: Son sens du spectacle surtout, son énergie, son amour de la scène. Il aime tellement ça, c’est fatiguant pour les autres!

A.: Qu’est-ce qui lui plaît le plus chez vous, à votre avis?

M. D.-M.: Mon physique de beau ténébreux j’imagine. Et puis j’aime bien écrire, construire des spectacles. Comme lui d’ailleurs.

A.: Jouer à deux: est-ce plus facile que d’être seul sur scène?

M. D.-M.: C’est beaucoup plus difficile à deux, il faut supporter l’autre! Non je plaisante, c’est différent. C’est plus léger à deux, on s’amuse avec son collègue aussi, en plus du public.

A.: Etes-vous amis dans la vie?

M. D.-M.: On est de très bons copains, et comme on passe beaucoup de temps ensemble avec la tournée, on apprend à se connaître. Par contre, nous ne sommes pas encore partis en vacances ensemble. Si vous avez une idée d’endroit…

A.: Avez-vous rencontré des obstacles particuliers durant la préparation de la pièce?

M. D.-M.: Le seul gros problème qu’on a eu, c’est la mort de Johnny. On avait un sketch sur lui. On espérait quand même qu’il attende la fin de la tournée pour s’en aller! Mais on a résolu le problème à notre façon…

A.: Et sur scène avec Yann Lambiel?

M. D.-M.: Ah, là, je pense que je suis plus compliqué que lui, plus facilement déstabilisé s’il y a quelqu’un qui prend des photos, ou qui est debout… Je n’aime pas quand il y a quelqu’un debout dans la salle! Il se moque pas mal de moi, ce salaud.

Crédit: © Marc Donnet-Monay

A.: Quels sont vos liens, et ceux de votre partenaire Yann Lambiel, avec l’Ajoie?

M. D.-M.: Nous sommes tous deux venus jouer plusieurs fois à Porrentruy: à l’Inter avant la réfection, ou à la salle des Hospitalières. J’ai aussi des liens privés avec Porrentruy, donc j’y viens plusieurs fois par an. J’adore la ville, vous allez me traiter de fayot mais c’est vrai. Il y a un esprit particulier ici.

A.: Sinon, que connaissez-vous de l’Ajoie?

M. D.-M.: C’est surtout Porrentruy que je connais, mais j’ai découvert Pleujouse il y a quelques mois et très bien mangé au château! Bien sûr il faut chercher hein, on ne tombe pas sur Pleujouse comme ça par hasard.

A.: Qu’espérez-vous transmettre aux spectateurs de la salle de l’Inter?

M. D.-M.: Pas de virus j’espère, mais de la bonne humeur sacré nom. C’est un spectacle qui fait cet effet-là, nous a-t-on dit. Yann stresse un peu parce qu’il n’a pas trop de Jurassiens dans son répertoire de voix. Mais il va trouver…

Propos recueillis par Eve Ysern, 11 janvier 2018, N°431

 

Crédit: © Marc Donnet-Monay

Photos: Marc Donnet-Monay