Noël: une place pour Dieu?

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L’histoire nous est connue, il arrive qu’on l’entende à l’occasion de Noël: «Elle mit au monde son fils premier-né, l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune». Pas de place pour Dieu à Bethléem… et voilà que Dieu naît dans une étable!

Pas de place pour lui, c’est entendu! C’était il y a longtemps, là-bas ! Et nous aujourd’hui: avons-nous encore une place pour Dieu?

Il y a un phénomène qui me frappe et qui s’accentue au fil des ans: à chaque fin d’année, notre société se met en émoi, comme si c’était la fin du monde. Tout le monde s’active: c’est bientôt Noël! Et pourtant, c’est comme si Noël avait disparu de notre vocabulaire! Bien sûr, il reste le Père Noël et les marchés du même nom… mais est-ce bien cela l’esprit de Noël? Dieu n’est-il pas venu gratuitement, particulièrement pour les petits? Ou bien était-ce un moyen, comme un autre, de faire fonctionner plus rapidement le tiroir-caisse? Vous aurez sans doute remarqué qu’au magasin ou dans la rue, nombreux sont ceux qui nous souhaitent, ces jours-ci, de «belles fêtes de fin d’année». Mais que fête-t-on en fait? La fin de quelque chose?! Peut-être avons-nous à nous requestionner aujourd’hui sur le sens du mot «Noël». Que souhaitons-nous quand nous disons à l’autre: «Joyeux Noël!»?

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Noël, c’est le jour de la naissance, le jour de l’éternelle nouveauté de Dieu qui débarque à l’improviste dans nos vies! Alors peut-être nous faut-il réapprendre à découvrir, derrière ce mot trop galvaudé, l’inouï de cette nouvelle: Dieu vient pour toi, pour moi, aujourd’hui! Saurais-je lui laisser une place?!

Christophe Wermeille
Théologien, assistant pastoral, Porrentruy

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