Rire de soi-même, pour encore mieux rire des autres

À la fois drôle, piquant et irrévérencieux, le To’Porren fera une nouvelle fois trembler les chaumières ajoulotes en 2019. Sébastien Fasnacht © Éditions L’Ajoie
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DISTRICT Tremblez Ajoulotes et Ajoulots, le To’Porren reviendra se moquer de vous et de vos voisins le 1er mars prochain. Mais derrière les blagues, les caricatures et les bons mots se cachent une tradition et un objectif aussi simple que louable: ne pas trop se prendre au sérieux en rigolant un bon coup.

Il est assis dans le fauteuil de son bureau bruntrutain. Son costume, tout comme les stylos impeccablement alignés devant lui, inspirent un certain respect. Bien calé, ce notable de la capitale jurassienne, qui pour des raisons évidentes ne donnera pas son nom, commence: «Dans le To’Porren, on se moque de tout le monde, sans distinction de race, de sexe, de croyances religieuse ou d’opinion politique. Toutes celles et ceux qui font des bêtises durant l’année sont susceptibles de se retrouver dans nos pages.» Le ton est donné. Né dans le courant de l’année 2007, publié pour la première fois en 2008, le To’Porren est le digne héritier du Poue-Seyaï et du Rai Tiai Tiai. Une fois l’an, le vendredi qui précède le mercredi des Cendres, il taille un costume aux habitants du district. «Encore une fois, pas besoin d’être un politicien ou un personnage public pour finir sous la plume acérée de nos rédacteurs et de nos dessinateurs! Il suffit d’avoir fait une petite, ou grande, variante», poursuit notre interlocuteur.

Être drôle et savoir écrire

Au courant de tout, ou presque, la dizaine de collaborateurs du journal de carnaval ajoulot est aussi drôle qu’insaisissable. Malgré une enquête de terrain de longue haleine et semée d’embûches, impossible de savoir qui ils sont. Notre interlocuteur du jour refusera même la paire de saucisses d’Ajoie et la bouteille de Damassine, toutes trois censées l’amadouer. «Tout ce que je peux vous dire c’est que notre rédaction est à la recherche de forces vives. Attention, je ne suis pas en train de dire que nous sommes vieux! Mais nous avons envie d’ouvrir nos portes à de nouvelles plumes.» Les candidats, qui seront soumis à un interrogatoire en règle, devront posséder les compétences professionnelles suivantes: «Être drôle, savoir raconter des histoires, savoir écrire et tenir un tant soit peu l’alcool». Avis aux amateurs.

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À la recherche d’histoires

Et, s’il est impossible de savoir qui se cache derrière les racontars, blagues et autres rumeurs humoristiques répandues dans le district par le To’Porren, il est encore plus difficile de savoir ce qui viendra noircir les pages de la cuvée 2019 du journal satirique. «Je ne peux rien vous dire. Et arrêtez avec vos saucisses d’Ajoie, cela devient agaçant. Il en faut bien plus pour me faire parler», s’enflamme quelque peu notre interlocuteur, avant de poursuivre: «Par contre, si vous avez des histoires drôles, et vraies – j’insiste sur ce point-, vous pouvez sans soucis nous les transmettre. Et pas besoin forcément que cela se passe à Porrentruy. Depuis la mort du Rai Tiai Tiai, nous couvrons toute l’Ajoie.»

Des histoires à envoyer, si possible, jusqu’à la fin de cette année encore. «Nous avons besoin de temps pour tout écrire et mettre en page. Donc le plus tôt sera le mieux», confirme le responsable de la publication. Pour cela, une adresse: toporren@gmail.com Et pour rire des autres et pourquoi pas de soi-même, rendez-vous le 1er mars 2019.

Un article de Sébastien Fasnacht, publié le 20 décembre 2018, N°478


REPÈRES
Date de création: 2007
Président: Jean-Paul Diktat (nom d’emprunt)
Comité: Simon Delamines, Marc Gomm, Paul Lablag, Ying Pho Toshop et Pitch Comment. (noms d’emprunts)
Effectif: 10 personnes

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