«Un cheval et son cavalier, ce sont comme deux pièces d’un puzzle»

Tiffany et «Vénus», une cavalière et une jument qui se sont bien trouvées. © Caval'images / Aurélie Rufener

CŒUVE Environ 150 cavaliers sont attendus mardi au Mont-de-Cœuve pour la 4e édition du concours hippique du groupe des jeunes de la Société de Cavalerie d’Ajoie. Tiffany Péquignot, de Cornol, est l’une des organisatrices de cette rencontre, et elle sera aussi au départ avec sa jument «Vénus».

L’équitation, Tiffany Péquignot est tombée dedans quand elle était petite. L’expression est convenue mais elle correspond bien à la réalité. «Mes grands-parents avaient un petit élevage à Montfaucon et ma maman faisait des concours de saut. Je monte depuis que je suis toute petite.» La maison familiale, à Cornol, abrite six chevaux dont Vénus, la jument de Tiffany.

Il y a un an, la jeune cavalière de 19 ans, étudiante en médecine à l’Université de Bâle, a en effet réalisé un rêve en achetant son propre cheval. «Je l’ai vue sur Internet, je me suis dit « Ce qu’elle est belle! »», raconte-t-elle, les yeux brillants. Mais on n’achète pas un cheval comme une brosse à dents: «Je suis allée passer trois jours sur place, près d’Avenches. Il fallait être sûre qu’on se convienne l’une à l’autre. Cela dépend de la morphologie, de la façon de se mouvoir… Un cheval et son cavalier, ce sont comme deux pièces de puzzle qui doivent correspondre.»

Entre saut et dressage, elle n’a pas choisi    

Un an plus tard, l’entente est toujours parfaite entre Vénus et Tiffany et elles ne comptent plus les balades (quotidiennes) et les concours qu’elles ont fait ensemble. Car faire de la compétition, c’était le rêve de la jeune Ajoulote. «J’aime l’ambiance des concours. Pour moi c’est l’occasion de voir du monde car le reste du temps, je suis soit en cours, soit à l’écurie! Et pour le cheval aussi, c’est un changement de décor, je pense que c’est bien. En tout cas je vois qu’elle aime bien se montrer!», ajoute-t-elle en riant.

Saut et dressage, la cavalière et sa jument cumulent les deux disciplines: «À haut niveau, les gens se spécialisent, mais là où j’en suis ça va très bien de faire les deux! Et surtout, je considère que si on n’a pas bâti des fondations solides avec le dressage, on n’arrive pas à sauter de manière optimale

Un concours pour préparer la relève

Mardi, Vénus et Tiffany seront au départ de la 4e édition du concours hippique de la Commission sport et loisirs de la Société de cavalerie d’Ajoie, au Mont-de-Cœuve. Conçu en priorité pour les jeunes cavaliers, avec des obstacles entre 60 et 105 centimètres, ce rendez-vous a attiré l’an dernier quelque 150 participants et il devrait en être de même cette année. «C’est l’un des premiers concours de la saison, ça permet de remettre gentiment les chevaux dans le bain et de se faire plaisir. L’ambiance est détendue», souligne Tiffany.

La jeune fille sait de quoi il retourne puisqu’elle est également responsable du sponsoring au sein de cette commission qui est en fait «le groupe des jeunes de la société». «L’idée avec ce concours c’est de nous préparer à reprendre l’organisation du grand concours du Mont-de-Cœuve», explique Tiffany. Mais les adultes épaulent les jeunes et une vingtaine de bénévoles donneront également un coup de main pour cette journée qui débutera vers 7h30 et durera jusqu’en début de soirée. «Toute la journée il y aura quelque chose à voir, à boire et à manger», ajoute Tiffany.

Quant à son objectif personnel, c’est d’«être classée», ce qui n’avait pas été le cas l’an dernier. Il faut dire que ce concours était le premier auquel Vénus et sa cavalière participaient. «Je venais d’avoir ma jument. On a fait des parcours à zéro faute, j’étais fière d’elle!» Les deux pièces du puzzle s’étaient trouvées.

Claire Jeannerat, le 26 avril 2018, N°446