Un joli nombre d’appelés, mais peu d’élus

Sébastien Fasnacht © Éditions L’Ajoie
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DISTRICT Le premier tour des élections cantonales se tiendra le dimanche 18 octobre prochain. Un scrutin qui, forcément, aura un impact fort sur la marche du canton et du district pour les années à venir. En Ajoie, ils et elles sont quatre à se présenter au Gouvernement et 138 au Parlement. Petit tour des enjeux et des forces en présence.

Politiciens omniprésents sur les ondes, dans la presse écrite et sur les écrans, boîtes aux lettres pleines de tracts et autres prospectus vantant les mérites d’untel et d’unetelle, pronostics lancés à la cantonade au bistrot du coin: cette fois c’est sûr, ça sent les élections. Comme tous les cinq ans désormais, le temps est en effet venu d’élire celles et ceux qui nous représenteront au plus haut niveau de l’État pour la prochaine législature. Une solide responsabilité tant pour les électeurs que pour les futurs élus. Et parmi le nombre important de tendances politiques et la ribambelle de candidates et de candidats qui y sont affiliés, entre les systèmes de scrutin majoritaire pour le Gouvernement et proportionnel pour le Parlement, il n’est pas toujours chose aisée de s’y retrouver. D’autant plus que cette année, un invité surprise s’est imposé dans ces élections, brouillant à la fois les cartes et les manières traditionnelles de mener campagne.

13 au Gouvernement, 457 au Parlement        

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Dans le détail, ils sont treize à briguer cette année un siège au Gouvernement et 457 au Parlement. Du côté de l’exécutif, les cinq titulaires actuels se représentent sans surprise, rejoints par huit autres candidats. À l’échelle du district, ils sont quatre à jouer leur va-tout, soit Jacques Gerber pour le PLR, Rosalie Beuret Siess pour le PS, Stéphane Babey pour le PDC et Émilie Moreau pour les Vert’libéraux, nouveaux venus sur la scène politique cantonale.

Du côté du législatif et à l’échelle du district toujours, ce sont pas moins de 98 candidats qui tenteront de valider leur ticket le 18 octobre prochain. Sur les sept partis en lice pour cette élection dans le district, les Verts, l’UDC, le PDC, le PS, le PCSI, le PLR ont choisi de partir avec des listes pleines, contrairement aux Vert’libéraux qui partent avec 18 candidats pour les 20 sièges à repourvoir.

Une élection comme aucune autre

Indépendamment des chiffres et des forces en présence, quoi qu’il arrive et avant même que le premier bulletin soit glissé dans l’urne, les élections cantonales de cette année seront particulières. Coronavirus oblige et suite à l’annulation de plusieurs manifestations d’importance, le Marché-Concours et la Braderie de Porrentruy notamment, les militants et les candidats ont dû réinventer leur manière de faire campagne, remplaçant en partie les bains de foule par une présence audiovisuelle accrue sur les réseaux sociaux. Autre particularité cette année, pour la première fois depuis l’entrée en souveraineté, aucun parti ne présente plus de deux candidats dans l’élection au Gouvernement. Une élection particulièrement tendue pour plusieurs partis, dont le PS qui doit valider définitivement son deuxième siège gagné en mars dernier, le PDC qui, lui, va tout faire pour récupérer ce siège perdu et enfin le PCSI, mis en danger par la présence des candidats CS-POP et UDC dans les Franches-Montagnes. Dernière inconnue dans cette élection, la place que prendront les Verts et les Vert’libéraux tant au Parlement qu’au premier tour du Gouvernement. Premiers éléments de réponse le 18 octobre prochain, dans l’après-midi.

Sébastien Fasnacht

 

© Éditions L’Ajoie

 

Cet article a été initialement publié dans notre édition abonnés du 1er octobre 2020.

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