Une chapelle devient un lieu culturel

La petite chapelle de Lorette, à Saint-Ursanne, a besoin d’être rafraîchie. Mais elle offrirait un très bel écrin à des activités culturelles. Claire Jeannerat © Editions L'Ajoie

SAINT-URSANNE Des sculptures d’Oscar Wiggli seront exposées cet été dans le préau et peut-être à l’intérieur de la chapelle de Lorette. Une deuxième vie pour ce lieu fermé au public depuis quarante ans et dont Georges Pélégry a entrepris la réhabilitation.

C’était au mois de mai dernier. Georges Pélégry, ancien animateur du Centre culturel régional de Delémont, responsable de la commission des expositions de l’association culturelle Ursinia, avait convoqué la presse pour présenter le fruit d’un travail autour de la chapelle de Lorette de Saint-Ursanne. Construite en 1712 et inutilisée depuis une quarantaine d’années, la petite bâtisse se décrépit doucement au grand dam de cet enfant de Saint-Ursanne amoureux de sa ville et de culture. Deux passions qu’il aimerait voir réunies à Lorette.

Comme un avant-goût de ce que pourrait devenir ce lieu, la chapelle a abrité l’été dernier un concert de la harpiste de Seleute Christel Nanchen. Un succès. Le 2e événement aura lieu cet été: le préau de la chapelle (et peut-être la chapelle elle-même, mais il y a des questions pratiques à examiner) accueillera des sculptures d’Oscar Wiggli dans le cadre d’un hommage rendu à l’artiste en marge de la Biennale de visarte.jura, du 25 août au 16 septembre aux Fours à Chaux.

Du président de paroisse au maire

A part ces événements ponctuels, le dossier avance petit à petit. La paroisse et la commune, propriétaires respectivement de la chapelle et du préau, ont été contactées. «La paroisse s’est montrée très ouverte», se réjouit Georges Pélégry. A tel point qu’une convention a été signée avec Ursinia sur le même modèle que celles qui régissent l’exploitation du Caveau et du Cloître. De son côté, «la commune est entrée en matière sur la demande de financement pour la réfection du mur du préau, mais elle  aimerait que nous récoltions nous-mêmes des fonds d’abord», résume Georges Pélégry. En début d’année, Ursinia a toutefois renvoyé une demande à la commune dans l’espoir de signer avec elle la même convention qu’avec la paroisse. Il faut dire qu’entre-temps les autorités communales ont changé et que le nouveau maire, Jean-Paul Lachat, n’est autre que l’ancien président de paroisse! De bonnes raisons d’y croire donc.

Un article de Claire Jeannerat, 22 mars 2018, N°441