UNIvers de Soie prend doucement son envol

Les ateliers sont ouverts aux enfants dès quatre ans. Crédit: © UNIvers de Soie.

PORRENTRUY / DISTRICT Il y a pile une année, UNIvers de Soie vivait sa première assemblée générale. Aujourd’hui, l’association, qui offre un lieu non médicalisé de rencontre et d’échange aux enfants touchés par une séparation, tire un bilan positif et regarde résolument vers l’avenir.

Se retrouver pour faire des ateliers, de la poterie, de la cuisine, du dessin… Se retrouver et en profiter pour échanger, parler de sa douleur hors de la famille ou du sérail médical: c’est le concept d’UNIvers de Soie, une association destinée aux enfants dès quatre ans et jusqu’à l’adolescence qui souffrent de la séparation d’un proche, qu’il s’agisse de deuil ou de l’éloignement d’un parent par exemple. Lorsque nous vous en avions parlé la première fois, en octobre 2017, les locaux de Porrentruy et de Delémont étaient sur le point d’ouvrir leurs portes. Aujourd’hui, après une pause estivale, les ateliers ont repris au rythme d’une fois par mois à Porrentruy; ils seront temporairement mis en stand-by dans la capitale.

A l’écoute des parents également

«Nous avons eu jusqu’à six participant par atelier, se réjouit l’une des trois initiatrices du projet, Lucie Hurlimann de Courchavon. Comme cette année nous avons plus de demande en Ajoie que dans la Vallée, nous avons décidé d’y concentrer nos forces, mais nous nous adapterons en cas de changement.» Si, pour l’heure, la formule «atelier» va être maintenue, divers aménagements sont d’ores et déjà prévus. «Ce qu’on a vu, c’est que les parents ont également d’importants stigmates suite à ces séparations. On aimerait donc mettre en place un accueil spécifique pour eux, en présence d’un professionnel en relation d’aide, en parallèle à la prise en charge des enfants. On a également constaté que les ateliers avec des art-thérapeutes fonctionnaient très bien. On va donc essayer d’accueillir encore plus de professionnels à l’avenir.» Car, rappelons-le, l’approche de base n’est pas thérapeutique, les trois responsables ne sont pas spécifiquement formées en psychologie, bien que leurs parcours de vie soient complémentaires: Lucie Hurlimann est éducatrice de la petite enfance et Marina Roueche accompagnatrice en fin de vie; Séverine Howald, elle, a vécu avec sa fille le deuil de son mari et a suivi différents cours touchant à ce domaine.

En parallèle, l’association continue à se faire connaître via des flyers distribués notamment aux pompes funèbres, aux églises et aux communes, «là où les gens doivent se rendre lors d’un décès. Nous allons aussi à nouveau organiser un souper de soutien ce qui permettra de renflouer un peu nos caisses, car tous nos ateliers restent pour l’heure gratuits». Notons enfin la prochaine assemblée générale prévue le 7 novembre à Glovelier et à laquelle «tout le monde est convié!».

Un article d’Élise Choulat, paru dans l’édition tous-ménages du 13 septembre 2018, N°464

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