Vous avez dit «carême»?

© cath-ajoie
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Carême, un mot qui rappelle peut-être de mauvais souvenirs aux anciens et qui ne signifie plus grand-chose pour la majorité des enfants. Entre les deux, l’indifférence…

Reprenons les choses depuis le début. D’abord, la symbolique des quarante jours. En lisant la Bible, nous découvrons qu’ils sont le temps du changement, de la conversion au sens du grand chambardement. L’Arche de Noé flotte quarante jours avant de s’échouer sur une terre renouvelée. Les Hébreux errent quarante ans dans le désert, afin qu’un peuple nouveau entre dans la terre que Dieu a promise. Quant à Jésus, il passe quarante jours dans le  désert avant de commencer son enseignement et de se mettre à parler de Dieu comme personne ne l’avait jamais fait avant lui.

Dans l’expérience humaine, il y a les quarante semaines de la grossesse: un mûrissement vers une vie nouvelle. Rien à voir donc avec ces temps de tristesse et de flagellation! Les quarante jours du carême sont donc là pour nous faire passer de l’ancien au nouveau. Car au bout du carême, il n’y a pas Jésus crucifié, mort sur la croix. Il y a Jésus vivant, triomphant de la mort, relevé du tombeau… et nous attirant à sa suite.

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Alors le carême pourrait être cela: quarante jours pour être davantage attentif aux autres, particulièrement les esseulés et les endeuillés en cette période de contacts sociaux restreints. Quarante jours pour nourrir notre spiritualité, constitutive de chaque être humain. Quarante jours enfin pour trier l’indispensable du secondaire dans notre vie, afin de nous libérer des contraintes de la possession et de la consommation.

Beau programme menant assurément vers davantage de bonheur.

Philippe Charmillot, Saint Gilles-Clos du Doubs

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